Type de structure : Collectivité territoriale (dont EPCI)
3 875 tCO2e
Entre 250 et 499
Entre 7,8 et 15,5 tCO2e
Absence de données historiques
Cette entreprise émet 3 875 tCO2e. La moyenne du secteur Administration publique est de 178 758 tCO2e.
En dessous de la moyennePosition dans le secteur : 206 / 606 entreprises déclarantes
La CoVe est une des plus anciennes intercommunalités de France. Crée en 1966 autour de 8 communes, elle regroupe aujourd’hui 25 communes et abrite près de 70 000 habitants sur 52 000 hectares. Située entre Dentelles de Montmirail et Monts de Vaucluse, au pied du Ventoux, elle s’est engagée dans un Plan Climat Energie Territorial par délibération du Conseil Communautaire de la CoVe du 12 octobre 2009, avant que soit votée l’obligation règlementaire pour les collectivités de plus de 50 000 habitants. Il a ainsi couvert la période 2013-2017 soit 5 ans pour se terminer en décembre 2017. Par ailleurs, le projet de PNR du Ventoux place la transition énergétique comme une priorité pour le territoire.
La consommation moyenne par habitant s’élève à 3.3 tonnes équivalent pétrole (TEP) (données 2007). Au niveau national, ce chiffre est plus élevé puisqu’il atteint 4 TEP. Cependant, le territoire reste très dépendant des énergies fossiles pour la consommation mais également la mobilité. Plus de 16% des ménages ont leurs dépenses énergétiques qui dépassent de 15% leurs revenus disponibles (10% en région PACA). Les revenus des ménages, inférieurs à la moyenne nationale, et un parc de logements consommateur (rigueur climatique, logements individuels dominants) expliquent une forte vulnérabilité vis-à-vis des dépenses énergétiques.
La part des énergies renouvelables était de 7% en 2010, principalement constituée de bois énergie. Les émissions de gaz à effet de serre se situaient (en 2010) à 260 kteq pétrole pour le territoire avec 33% liées aux déplacements.
La CoVe est soumise aux risques naturels d'origine climatique comme les inondations ou les feux de forêt. C’est un territoire relativement vulnérable et contraint dans son développement. La limitation de l’étalement urbain reste une priorité tout en préservant les espaces agricoles et ruraux. La température a augmenté de 1.1°C depuis 65 ans.
Les objectifs du SRCAE (Schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie), arrêté par le préfet de région le 17 juillet 2013, qui sera intégré dans le futur SRADDET en cours d’élaboration (schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité du territoire) prévoient une contribution du territoire importante dans différents domaines :
- Passage de 7 à 29% de taux de couverture du territoire par les énergies renouvelables d’ici à 2030
- Pour l’efficacité énergétique : 700 à 800 logements à rénover/an sur 2010-2020 et 25% des systèmes de chauffage (électricité fioul) à renouveler d’ici 2025
- Pour le transport : doublement de la part modale des transports en commun d’ici 2030 et développement des modes actifs (vélo, marche) pour qu’ils atteignent 30 à 40% des déplacements.
- Pour la qualité de l’air : baisse de 40% des NOX/2020 et de 30% des émissions de PM 2,5 d’ici 2020